La médiation animale et la zoothérapie éducative

Qu’est-ce que la zoothérapie et la médiation animale ?

  • Son origine

Les relations entre l’être humain et le monde animal existent depuis des millénaires. Après l’avoir utilisé pour assouvir ses besoins primaires (alimentaires ou pour se couvrir), l’animal est devenu utilitaire en orientant ses fonctions vers les travaux de forces, de services puis vers des actions de sécurité dans un rôle de garde ou celui de secours (chiens d’avalanches, chiens de catastrophes, dépistages…).

Aujourd’hui, le chien a acquis d’autres lettres de noblesse dans des fonctions d’assistance telles le chien-guide d’aveugles, le chien pour les personnes à mobilité réduite et depuis peu le chien pour les malentendants. Mais la nouvelle voie prometteuse dans cette relation s’oriente sur la thérapie et la pédagogie par l’animal avec entre autres le chien médiateur.

  • Les facultés de l’animal auprès de l’homme

D’une façon générale, nombreux sont ceux qui ont perçu la sensation apaisante de caresser un chat ou vécu le plaisir de faire jouer un chiot avec sa balle.  Les animaux peuvent nous donner de la joie à différents niveaux, du simple plaisir intérieur au moment de partage.

L’animal fait partie de l’univers de l’enfant. Il suffit d’observer attentivement la dynamique des interactions entre eux pour découvrir tout le potentiel sous-jacent.

L’animal fait une entrée précoce dans la vie de l’enfant. Très tôt, il fait partie intégrante des représentations de celui-ci. Il suffit de penser à l’ourson de peluche que l’enfant ne quitte jamais, à l’animal des contes de fées ou à l’animal jouet par exemple. L’animal vivant permettra lui aussi de nombreuses interactions avec l’enfant puis pourra l’accompagner tout au long de sa vie, jusqu’au troisième âge ou la présence de l’animal est démontrée déterminante.

LES BIENFAITS DE L’ANIMAL SUR L’ENFANT SONT MULTIPLES ET A LA FOIS COMPLEXES.  Aussi, l’utilisation thérapeutique ou pédagogique de l’animal est de plus en plus courante et convient à l’enfant «normal» ou présentant des handicaps d’ordre sensoriel, psychologique, intellectuel, physique ou social.

Plusieurs auteurs suggèrent que les changements ou les enjeux développementaux surgissant tout au long de l’enfance peuvent être facilités par l’animal.

C’est Boris Levinson, un pédopsychiatre américain qui va véritablement découvrir les possibilités du chien dans la thérapie en 1953. Selon lui, l’animal n’a pas d’attentes idéalisées envers l’enfant et accepte ce dernier pour ce qu’il est et non ce qu’il devrait être.

Ainsi, cette acceptation inconditionnelle qu’on reconnaît à l’animal permet à l’enfant de se sentir valorisé et aimé en tout temps, ce qui est très important à l’âge scolaire où sa compétence et son image de lui sont souvent mises à l’épreuve.

Le pouvoir apaisant et sécurisant de l’animal chez l’enfant est maintenant bien reconnu. Le succès de ces relations thérapeutiques vient certainement du fait que l’animal ne porte aucun jugement verbal. Il est l’antidote parfait à nos solitudes, à nos tensions, à nos appréhensions et à notre anxiété.

L’animal procure une source de stimulation sensorielle importante par le contact et les activités qu’il suscite. Toucher le chien contribue à réduire l’anxiété vécue après une situation de stress. L’animal permet à l’enfant de développer son estime de lui-même, le sens de l’accomplissement, sa responsabilisation, sa socialisation et son esprit coopératif. De plus, son pouvoir de catalyseur social, favorise l’interaction de l’enfant avec les autres.

Ange Condoret (vétérinaire) mentionne, elle, l’importance de la présence de l’animal pour satisfaire des besoins affectifs du jeune et tout spécialement son besoin de communiquer.

Le professeur Hubert Montagner est psycho physio éthologue et spécialiste de la relation enfant-animal. Il  relève que l’animal est un partenaire d’interaction intéressant pour l’analyse des systèmes de communication de l’enfant. Ainsi, l’interaction de l’enfant et de l’animal nous révèle beaucoup d’informations sur lui-même et sur sa capacité d’interagir avec les autres.

Et au-delà du simple potentiel de communication, François Beiger  (zoothérapeute, psychanalyste en relation humain/animal et fondateur de L’Institut Français de Zoothérapie) explique que la complicité qui se crée avec l’animal permet le développement de liens affectifs qui deviennent rapidement des repères, une empreinte rassurante pour le jeune, qui sont autant d’éléments propices à la réalisation et au suivi d’ateliers pédagogiques de toutes sortes.

  • Les leviers d’intervention

Junge mit HundL’intervenant en zoothérapie animale propose toute une gamme d’activités en lien direct avec l’animal (le brosser, marcher en laisse avec lui ou lui faire faire un exercice de dressage) ou en lien indirect (exercice divers ou jeux éducatifs).

    • Complicité et interaction

Les activités proposées doivent être dynamiques afin d’augmenter le niveau d’éveil, maintenir l’intérêt du sujet et l’encourager à l’action. Bien plus encore, elles permettent à l’enfant de développer sa coordination motrice, d’augmenter le contrôle de ses émotions, de favoriser sa communication et aussi de diminuer son agitation ou accéder à la relaxation. Une grille d’observation des comportements durant l’activité permet de suivre l’évolution de l’enfant afin d’atteindre un objectif et de ne pas se situer dans la simple activité occupationnelle.

    • Le tactile

La stimulation sensorielle s’avère à privilégier. L’apprentissage est stimulé et renforcé par une approche directe, tactile et sensorielle incluant l’animal. Le chien, par la texture de ses poils, son odeur, ses aboiements et sa chaleur, capte l’attention et l’intérêt de l’enfant chez qui il provoque de nombreuses actions. L’animal s’avère donc un outil très précieux pour diminuer la tendance au retrait de l’enfant ayant un handicap. Pour l’intervenant en zoothérapie, l’entrée en relation entre l’animal et le patient facilite la pénétration dans la réalité intérieure de ce dernier.

Une recherche menée auprès d’une population d’enfants autistes révèle que les interventions réalisées avec un animal, introduit par un intervenant qualifié, ont un impact très positif sur les comportements de ces enfants très retirés socialement. La stimulation sensorielle au moyen de l’animal permet à un enfant replié sur lui-même de se tourner davantage vers le monde extérieur, diminuant ainsi toute forme de comportements inappropriés (automutilations, mouvements stéréotypés) et permettant l’augmentation de ses comportements sociaux appropriés (contact visuel avec l’animal, imitation des gestes de l’intervenant…)

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Quelle place pour la médiation animale dans les solutions globales au stress ?

Si désormais il n’est pas surprenant que le domaine médical explore les avantages pour la santé d’interagir avec les animaux de compagnie. Si dans les faits, de nombreux hôpitaux et autres établissements de santé commencent à intégrer les animaux comme outils pour la thérapie physique et émotionnelle, alors l’animal dans les différents secteurs éducatifs, pédagogiques et sociaux a toute sa place.

« L’ANIMAL DANS LES DIFFERENTS
 SECTEURS EDUCATIFS, PEDAGOGIQUES
 ET SOCIAUX A TOUTE SA PLACE »

Si il y a une certaine difficulté à entrer en contact avec des jeunes fragilisés ou marginalisés, tant en milieu scolaire qu’en éducation spécialisée. L’animal est un médiateur tout indiqué pour relayer et mettre en place notre méthodologie.


Dans un souci d’éthique, Une île, plus loin ne souhaite pas employer le terme « zoothérapie ». Ce dernier peut induire un amalgame des pratiques par l’utilisation du mot « thérapie ». En effet, la thérapie, et notamment en médiation animale est une compétence qui s’ajoute à l’ensemble des disciplines thérapeutiques dont le but essentiel est d’améliorer un état ou de guérir. C’est une spécialisation du métier de soignant. ELLE DOIT ETRE CONDUITE OBLIGATOIREMENT PAR DES PERSONNES FORMEES AUX SOINS, A L’ECOUTE ET A LA RELATION D’AIDE.

La sophrologie malgré sa finalité d’écoute et d’aide ne nous permet pas de nous substituer à un rôle de thérapeute. Elle est un complément aux thérapies (para) médicales. Dans le cadre de cette relation d’aide avec l’animal, nous emploierons donc les termes plus appropriés de médiation animale ou éventuellement de zoothérapie éducative.

Les trois types d’activités identifiées et reconnues en médiation animale sont :

T.M.A. = Thérapie par la médiation d’un animal

A.E.M.A. = Activité éducative par la médiation d’un animal

A.A.M.A. = Animation assistée par la médiation d’un animal

Notre approche n’est donc pas simplement récréative en se basant juste sur la réciprocité dont fait preuve l’animal de compagnie, mais a bien une visée thérapeutique, éducative ou pédagogique car elle suppose de déterminer un ou plusieurs objectifs spécifiques et de procéder à des évaluations détaillées sur les progrès du patient ou du groupe. Elle s’intègre dans d’une relation triangulaire entre le professionnel, l’animal et la ou les personnes bénéficiaires.


La zoothérapie éducative ou médiation animale éducative

Ce programme d’intervention  spécifique est destiné aux jeunes du milieu scolaire classique ou en cheminement particulier (troubles d’apprentissage du comportement ou problèmes de socialisation par exemple). L’animal accompagne l’intervenant à chacune des activités et il est utilisé en tant qu’instrument pédagogique.

  • Différentes approches :
    • Auxiliaire pédagogique

Ce programme vise simplement à améliorer chez les enfants ou adolescents leur connaissance du monde animal en présentant positivement la compagnie de l’animal tout en illustrant bien de façon pratique et réaliste les obligations et les notions de sécurité qui s’y rattachent. De semaine en semaine, les enfants acquièrent de nouvelles connaissances théoriques et pratiques concernant le chien. L’animal devient donc un prétexte pour l’apprentissage de notions académiques tel l’enrichissement du vocabulaire, la physiologie, la reproduction et la protection de l’environnement. Tout au long du projet, les jeunes seront invités au travail de coopération avec les pairs et au respect de l’autre. Ils participeront activement aux démonstrations de l’intervenant et aux jeux de rôles en présence de l’animal.

Ce type de projets pédagogiques rend les jeunes actifs dans leur apprentissage, ce qui a pour effet de stimuler leur motivation et leur investissement scolaire. Il paraît donc important de permettre à l’enfant d’accéder à des apprentissages académiques et sociaux au moyen d’activités stimulantes, accessibles et amusantes.

    • La résolution de conflits

L’intervenant utilisera l’animal à la fois pour stimuler les jeunes à l’action et pour les aider à se calmer. Il favorisera aussi des échanges entre les jeunes et permettra de résoudre des conflits. Aussi, l’intervenant invitera les enfants à exprimer leurs besoins, leurs émotions ou leurs expériences par le biais de l’animal. Ce dernier, en étant un dérivatif à l’anxiété, permet à l’enfant d’exprimer ses émotions, de libérer ses angoisses permettant ainsi un meilleur fonctionnement à l’école.

    • Explorateur et amplificateur de capacités

L’expérience démontre que lors des activités, il est relativement facile d’obtenir l’attention et la collaboration des jeunes. L’animal aide l’adolescent à se responsabiliser et à découvrir ses capacités, comme par exemple ses capacités à réaliser des projets individuels et collectifs. En fait, il sert d’auxiliaire permettant l’émergence des capacités de l’enfant, capacités qui ne peuvent parfois pas s’exprimer dans le système scolaire conventionnel. Dans le même ordre d’idées, les différents intervenants de l’école découvrent eux aussi des compétences chez des enfants qui ne les laissaient pas soupçonner, comme par exemple chez des jeunes vivants des échecs scolaires répétés. L’animal constitue un très bon médiateur pour renvoyer à l’enfant une image positive de lui-même et réenclencher la motivation pour des activités académiques.

    • Canalisateur des attitudes et des comportements

L’animal constitue une source concrète d’exemples pour les conduites humaines et joue un rôle très important dans le développement émotionnel, dans le développement des systèmes de communication, des processus de socialisation, des systèmes cognitifs d’apprentissage de la créativité et de l’imaginaire. La zoothérapie éducative peut donc rapprocher les jeunes de l’école et par le fait même, contribuer à avoir des effets non négligeables sur des problématiques telles la motivation scolaire, l’absentéisme et l’indiscipline. L’animal joue un rôle de catalyseur social.

« LA THERAPIE PAR L’ANIMAL PERMET AU JEUNE EN DIFFICULTE DE RETABLIR
UN CONTACT SOCIO-AFFECTIF AVEC CE 
MONDE DONT IL SE SENT EXTRAIT ».
Boris Levinson, pédopsychiatre

    • Composer avec une situation personnelle difficile

L’animal est aussi d’un grand secours auprès des adolescents, particulièrement lorsqu’ils doivent composer avec une situation personnelle difficile et stressante. L’adolescence est une période critique de recherche d’identité et de prise progressive d’assurance. Les animaux permettent aux jeunes d’exprimer des émotions qu’ils n’osent pas dévoiler aux adultes car cette interaction n’a pas le caractère confrontant des relations humaines.  Leurs défenses s’abaissent et il leur est plus facile d’être authentique.

Dans un cadre d’intervention, l’animal est l’agent facilitant la relation d’aide. L’interaction jeune/animal prend le caractère d’une dynamique relationnelle à partir de laquelle il est alors permis de travailler à modeler la relation intervenant/adolescent/animal afin de la rendre suffisamment significative pour que le jeune puisse la transposer dans d’autres sphères de sa vie.

La création d’un lien significatif est un défi de taille, mais l’animal facilite grandement la chose en étant le « terrain neutre » vers lequel revenir, lorsque l’entretien prend une tournure trop menaçante, ou en étant le véhicule indirect du message que l’intervenant souhaite communiquer.

  • Concrètement 

boy and dog

Une Ile, plus loin s’attelle donc à développer des activités sur mesure pour les jeunes.

La zoothérapie éducative est un outil de choix pour les établissements scolaires qui constatent diverses problématiques chez certains de leurs élèves :

    • Manque de confiance ou de contrôle de soi
    • Démotivation scolaire
    • Accroissement de l’indiscipline
    • Problèmes d’intégration
    • Comportements violents…

Nous souhaitons apporter une valeur ajoutée au programme scolaire.

Grâce à l’intérêt qu’elle suscite, la zoothérapie éducative adossée à la sophrologie constitue un complément dynamique aux compétences disciplinaires habituelles.

Réalisées par des intervenants qualifiés accompagnés d’un chien, et en collaboration avec l’enseignant ou l’éducateur ; les interventions adaptées aux besoins spécifiques des jeunes poursuivent plusieurs objectifs.

Par exemple :

    • Pour agir sur le bien-être, la communication, et la gestion des émotions :

La présence de l’animal permet d’apprendre à gérer ses émotions, son appréhension ou son impatience, à canaliser son énergie. Elle permet la diminution des gestes parasites, des troubles du comportement et du caractère. L’animal rassemble les personnes autour de lui en offrant un centre d’intérêt commun, un sujet d’expression et de communication. Les soins aux animaux encouragent à porter de l’intérêt à l’autre, à se décentrer de soi, à le respecter.  Le contact de l’animal génère un moment de détente, de plaisir, de bien-être.

Application pour la gestion de l’humeur et des émotions :

Ajustement du comportement par l’observation, les câlins, caresses et soins,  contact avec l’animal.
Conséquence : confiance en l’animal, plaisir de la relation, détente et sérénité.

Application pour la communication et la socialisation :

Se décentrer de soi, s’inquiéter d’un tiers, en prendre soin, échanger autour de l’animal : aller vers l’animal, lui parler, jouer avec, s’en occuper, le câliner, le respecter.

Application pour l’analyse de son environnement et conscience de soi :

Stimulations sensorielles ; expériences, perceptions manipulations : caresses, couleur des poils, odeurs, chaleurs, respiration, cris, texture de la nourriture…

    • Pour agir sur l’estime de soi, valorisation, autonomie :

Tous les petits actes que la personne va effectuer vont la valoriser et l’encourager à prendre des initiatives aux séances suivantes. Ils vont lui permettre de se situer en tant que sujet actif responsable du confort d’un être vivant. Dans cette situation, la personne devient celle qui « soigne » ou éduque et non plus celle qui est éduquée.

Application pour l’adaptation, Valorisation :

Prise d’initiatives, autonomie
Brossage, nourrissage, promenade en longe, Gymkhana…
Effectuer de petits exercices avec l’animal

Application pour être acteur et avoir confiance en soi :

S’occuper et agir sur un tiers ; en prendre soins
Soins, brossage, nourrissage, promenade et parcours guidés.
Choisir son atelier, son animal, être responsable du confort de l’animal, voire de sa sécurité.

Des résultats observables 

L’animal réussit à déclencher l’intérêt et la motivation pour les activités scolaires (lecture, rédaction, recherche, dessin).

Le chien facilite et favorise la communication et les interactions du jeune avec l’autorité (enseignant, intervenant) et avec ses pairs.

En présence d’un chien, les enfants démontrent une plus grande attention et une meilleure concentration et font preuve d’autodiscipline et de responsabilisation.

Les activités avec les chiens servent de renforcement pour l’intégration de comportements sociaux positifs (politesse, respect, civisme), contribuent à mieux gérer les émotions et entraînent une réduction des comportements de frustration, d’intolérance et de violence.

Lors des jours d’activités avec le chien, le taux d’absentéisme diminue.

Les parents notent des comportements plus responsables envers les animaux à la maison.

Conclusion

L’introduction d’un animal familier tant en milieu scolaire qu’en éducation spécialisée, dans le cadre du programme de zoothérapie éducative, démontre une autre facette de l’application éducative ou de la pédagogie. Les intervenants œuvrant dans le domaine de l’enfance ou de l’adolescence peuvent donc considérer la médiation animale comme une méthode d’intervention efficace. Pratiquée en individuelle ou en groupe, c’est un auxiliaire complémentaire et précieux à la pédagogie habituelle. Reconnaître et considérer l’animal comme un véritable partenaire, un médiateur, est une approche qu’il serait dommageable de négliger.

 

One Response to La médiation animale
  1. Sylvie Roy Répondre

    Bonjour,

    Vraiment un très bon article sur la zoothérapie/médiation animale. Je viens tout juste de terminer ma formation à l’École Internationale de Zoothérapie et je trouve que votre article redonne ses lettres de noblesse à notre profession.

    Merci beaucoup!

    Sylvie Roy
    Zoothérapeute
    Diplômée de l’É.I.Z.
    Québec, Canada

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